Sorry For Paradise

Après Les poissons ne posent pas de questions, Julie Pichavant poursuit son travail d’enquête sur la thématique de la Mémoire. Sa nouvelle création Sorry for Paradise interroge les processus d’effondrement et de résistance :

« Lors d’un voyage en Colombie j’ai interviewé Francisco. Il m’a raconté qu’enfant, il péchait souvent avec son père sur le fleuve Magdalena. Il a souvent eu l’impression de voir passer des visages sous la surface de l’eau. Son père l’a toujours rassuré : ce sont des reflets qui courent. Puis un jour, en longeant la berge du fleuve, son père s’est figé, il lui a fait un signe de la main : « ne bouge plus ». Des hommes armés jetaient des morceaux de corps dans le fleuve, des dizaines de morceaux de corps. Francisco n’est jamais retourné à la pêche, il est peintre dans la région du Quindío, il rencontre les familles des disparus et il peint le visage de l’absence. Il m’a offert un dessin de poisson. »
Extrait du texte Sorry For Paradise-Julie Pichavant
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Crédit photo : Visage Vagabonds

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Distribution
Texte : Julie Pichavant
Conception : Julie Pichavant – Philippe Pitet
Mise en scène : Julie Pichavant
Éléments scénographiques : Philippe Pitet
Avec : Christophe Hauguel, Matias Alejandro Wowk, Julie Elisa Geoffriaud, Julie Pichavant, Philippe Pitet, distribution en cours…
Création sonore : Fabrice Camboulive

Partenariats : MJC Rodez – Théâtre de la Maison du Peuple de Millau – Institut Français